Sécheresse : aides à la trésorerie, Pac et dérogations en vue

Le ministère de l’Agriculture annonce qu’il prépare un plan global d’accompagnement « canicule – sécheresse – incendies » pour soutenir les agriculteurs. Il a également sollicité des mesures auprès de la Commission européenne.

Que comprendra le plan d’accompagnement que le ministère de l’Agriculture est en train de préparer pour les agriculteurs victimes de la sécheresse, des vagues de canicules ou des incendies ? Des mesures nationales et européennes, selon le communiqué de presse diffusé par le ministère le 5 août 2026. 

Des mesures d’urgence pour les trésoreries

Ce plan ne devrait pas être officialisé avant la fin du mois d’août, les temps que les informations émanant des « cellules sécheresse » mises en place au sein des préfectures, parviennent au ministère. Il « comportera des mesures d’urgence en faveur de la trésorerie des exploitations, des prises en charge de cotisations sociales, des dispositifs de simplification et de dérogation, ainsi que des mesures destinées à faciliter la remise en production des exploitations les plus durement touchées. » Au niveau communautaire, le ministère annonce avoir sollicité la Commission européenne pour que « les dispositions relatives aux circonstances exceptionnelles soient pleinement mobilisées afin qu’aucun exploitant ne soit pénalisé lorsqu’il lui est objectivement impossible de respecter certaines exigences de la Pac en raison de la sécheresse. » « Cela concerne notamment les obligations de couverture minimale des sols ou de rotation des cultures lorsque les semis n’ont pu être réalisés ou que les couverts n’ont pas levé du fait des conditions climatiques. Les agriculteurs ne doivent pas subir une double peine : celle du climat, puis celle des sanctions administratives. » Avant cette communication, le ministère de l’Agriculture déclarait en début de semaine étudier la question du relèvement du taux d’avance des aides Pac du premier pilier à 75 % au lieu de 70 %. Une mesure rendue possible le 31 juillet par la Commission européenne pour permettre aux États membres de soulager les trésoreries déjà mises à mal par le coût des engrais azotés. Selon les conditions proposées par Bruxelles, cette avance, si elle est validée, pourrait être versée avant la date habituelle du 16 octobre. 

Des marges de manœuvre à exploiter pour la gestion de l’eau 

Concernant la gestion de l’eau, le ministère rappelle que 57 sont placés en situation de crise, avec des restrictions importantes des usages. « Au cas par cas, toutes les marges de manœuvre offertes par la réglementation en vigueur, notamment pour adapter les mesures de gestion de l’eau dans le respect du cadre fixé par le guide sécheresse et l’instruction interministérielle de 2023, promet-il. L’objectif est de concilier la préservation de la ressource en eau avec la continuité des productions agricoles. » 

Site LaFranceAgricole - Actualités 05/08/2026

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