Retraite : pour les mères, seules les 23 ou 24 meilleures années comptent

Si les agriculteurs retraités jouissent depuis janvier du calcul sur les 25 meilleures années de la carrière, les mères bénéficient d’un coup de pouce en fonction du nombre d’enfants.

Les mères, des exploitants comme les autres ? Pas tout à fait. Depuis le premier janvier 2026, les agriculteurs à la retraite bénéficient d’un nouveau calcul de leur pension, basé désormais sur les 25 meilleures années, contre l’ensemble de la carrière auparavant. Mais pour les mères agricultrices, janvier 2026 signe un double avantage : le nouveau calcul se basera sur les 24, voire les 23 (deux enfants et plus) meilleures années de sa carrière.

« Une mesure importante pour toutes les mères, et dont la MSA se réjouit », explique l’organisme de sécurité sociale à La France Agricole, qui confirme l’intégration des mères du régime agricole à la réforme générale, validée dans la loi de finances pour 2026. Il n’en fait pourtant mention nulle part sur son site internet. L’évènement est passé plutôt inaperçu dans le monde agricole, occupé à gérer le mastodonte de la généralisation du calcul dès janvier 2026 (appliqué de manière rétroactive en 2028) des 25 meilleures années pour les non-salariés agricoles.

Pourtant, la réforme pourrait avoir un impact conséquent pour les agricultrices ayant eu des carrières hachées, avec des congés parentaux, des temps partiels ou des années en tant que conjointes collaboratrices ou aides familiales. Des statuts dont les revenus et les cotisations pour la retraite sont souvent faibles.

Concrètement, la règle ne change pas pour les femmes sans enfants : la retraite sera calculée sur ses 25 meilleures années. Si elle a eu un enfant, la pension sera basée sur les 24 meilleures années. Si elle en a eu deux ou plus, le calcul sera réalisé sur les 23 meilleures années. La réforme s’applique tout autant aux mères de famille du régime agricole que celles du régime général.

D’après le gouvernement, la moitié des femmes (régime général et agricole) bénéficieront d’une hausse de leur pension avec la baisse du nombre des meilleures années. En 2024, les femmes à la retraite percevaient une pension de 38 % inférieure à celles des hommes, avec une pension de 1 268 €, contre 2 050 € (1).

(1) Moyenne sur les départs de 2022 réalisée par la Drees (Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques).

Site LaFranceAgricole - Actualités 27/03/2026

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