Accéder au contenu principal

Nos bureaux sont ouverts du lundi au vendredi de 8h30 à 12h30 et de 13h30 à 17h30. Notre standard téléphonique est ouvert de 9h à 12h30 et de 14h à 16h30.

Refus de modification du contrat de travail pour motif économique : conditions de validité du licenciement

Le contenu de la lettre de licenciement, dont l’objet est de permettre au salarié de connaître les motifs de son licenciement pour pouvoir éventuellement les discuter et de fixer les limites du litige quant aux motifs énoncés, est au cœur des débats.

La rupture résultant du refus par le salarié d'une modification de son contrat de travail, proposée par l'employeur pour un motif non inhérent à sa personne (volonté de l'employeur d'externaliser ses activités commerciales dans un certain nombre de pays d'Afrique) constitue un licenciement pour motif économique.

À défaut d’étayer ce motif dans la lettre de licenciement, le licenciement est sans cause réelle et sérieuse.

Ainsi, il ne suffit pas de soutenir que le refus par le salarié des postes qui lui avaient été proposés caractérisait une situation intolérable et inacceptable et que cette réorganisation résultait de difficultés économiques ou de mutations technologiques ou qu'elle était indispensable à la sauvegarde de la compétitivité de l'entreprise.

Rappelons, par ailleurs, que le seul refus par un salarié d'une modification de son contrat de travail ne constitue pas une cause réelle et sérieuse de licenciement.

Cass. soc. 22 janvier 2025, n° 22-23468

https://www.courdecassation.fr/decision/679094a400cd7517a1e6fe4e

Actualités - Technique - CSOEC 24/01/2025

Ces contenus peuvent vous intéresser

Climat : combien l’Europe doit investir pour adapter son agriculture

L’Agence européenne de l’environnement a estimé les coûts de l’adaptation de l'agriculture européenne pour faire face au changement climatique. Selon les scénarios...
En savoir plus

Prêt à usage : charge de la preuve de la dégradation de la chose prêtée

Selon la Cour de cassation, il incombe au prêteur de prouver le bon état initial de la chose remise.
En savoir plus

Coup de pouce à la retraite des femmes

A compter du 1er janvier 2026, les trimestres de majoration de durée d'assurance liés aux enfants sont pris en compte comme « périodes réputées cotisées » ouvrant...
En savoir plus

Fin de l’exclusivité TESE ou DSN au 1er janvier 2026

Depuis le 1er janvier 2026, les employeurs ont la possibilité de déclarer une partie de leurs salariés via un tiers-déclarant et une partie via le Tese. Dans ce...
En savoir plus