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Quelle stratégie envisagent les agriculteurs pour les années à venir

Entre agrandissement et adaptation aux conséquences du changement climatique, les agriculteurs font face à plusieurs défis selon une enquête menée par le groupe BPCE.

Quelle direction les agriculteurs envisagent-ils de donner à leurs exploitations dans les années à venir ? C'est une question à laquelle a tenté de répondre l’observatoire réalisé par le groupe BPCE (dont font partie la Banque populaire et Caisse d'épargne) avec la collaboration de l’Ifop. 1 206 chefs d’exploitation, dont 500 viticulteurs, ont participé à cette enquête entre février et mars derniers.

Un échantillon relatif en comparaison aux 496 000 chefs d’exploitations que comptait la France métropolitaine en 2020 mais qui donne malgré tout quelques indications sur les plans qu’ont les exploitants. Les résultats de cette enquête ont été présentés le 18 juin 2025.

Une concentration et des investissements dynamiques

Dans un contexte où un certain pessimisme alimenté par les difficultés économiques et des incertitudes sur la fin de carrière est observé, le mouvement de concentration des exploitations agricoles devrait se poursuivre. Selon le sondage réalisé en début d’année, 20 % des sondés prévoient d’acheter ou reprendre en fermage de nouvelles terres ou vignes. Cette part est en augmentation par rapport aux 17 % de l'enquête réalisée par le groupe BPCE en 2023.

Le nombre d’exploitations en France métropolitaine est passé de 490 000 en 2010 à 390 000 en 2020, selon les chiffres du dernier recensement, tandis que la taille moyenne a augmenté : de 55 hectares en 2010 à 69 hectares en 2020.

Cette dynamique s’accompagne également par des intentions d’investissement en hausse. Une part croissante des chefs d’exploitation prévoit d’investir dans l’extension ou la modernisation de leurs bâtiments dans les deux ans à venir : 39 % en 2025 contre seulement 23 % en 2023. Des chiffres qui soulignent « l’émergence d’un modèle d’entreprise agricole se rapprochant des logiques des petites et moyennes entreprises », relève le groupe BPCE.

Réagir aux conséquences du changement climatique

Le changement climatique est aussi une préoccupation majeure. 66 % des agriculteurs répondants anticipent un impact du changement climatique sur leur production dans les 2 à 5 prochaines années. 69 % avouent exprimer de l’inquiétude vis-à-vis du réchauffement climatique. À cette question, ce sont ceux dont la production est totalement en agriculture biologique qui sont les plus inquiets, tandis que les exploitants dont le chiffre d’affaires dépasse les 750 000 € annuels sont les moins inquiets.

En conséquence, près de la moitié des agriculteurs affirment avoir modifié « un ou plusieurs facteurs de pilotage de leur exploitation [N.D.L.R. : par exemple, le type et les techniques de production, la gestion d’entreprise ou encore la stratégie d’investissement] en raison des aléas climatiques ». Parmi les pistes pour y faire face, le choix de cultures moins consommatrices d’eau, la mise en place de capteurs météorologiques et de réserves de récupération d’eau de pluie sont celles le plus majoritairement adoptées ou envisagées d’ici 5 ans.

Au cours des 5 dernières années, 44 % des exploitants ont eu des restrictions d’eau et 49 % pensent que ce sera le cas dans les 5 prochaines années selon l’observatoire.

La production d’énergie solaire est fortement envisagée

La diversification est l’autre tendance forte observée par l’enquête. « La conservation des sols et la certification environnementale [N.D.L.R. : le groupe BPCE cite en la matière le label HVE et Agriconfiance] sont les deux activités qui ont le plus fortement progressé ».

L’agriculture de conservation des sols reste la technique la plus fréquemment pratiquée (50 % la pratiqueraient déjà, soit une hausse de + 15 points en deux ans), suivie par la certification environnementale. « La production d’énergie solaire constitue l’activité la plus fréquemment envisagée à l’avenir (28 %) selon l’enquête. Cette production d’énergie solaire intéresse plus souvent les grandes exploitations (44 %) − avec une prédominance de l’élevage (hors bovin) et de la polyculture-élevage. Comme en 2023, les grandes cultures et la viticulture sont en retrait ».

Site LaFranceAgricole - Actualités 20/06/2025

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