Changement climatique : le gouvernement précisera sa stratégie d’adaptation le 30 septembre 2026

Le gouvernement veut aller « plus loin, plus vite ». Face à l’accélération du dérèglement climatique, dont les effets se sont manifestés lors de l’été 2026, le Premier ministre a confié à Monique Barbut, ministre de la Transition écologique, de présenter des propositions pour « accélérer » la mise en œuvre du plan national d’adaptation au changement climatique (PNACC).

Après un été marqué par la sécheresse, les épisodes caniculaires et les incendies, le Premier ministre a chargé mercredi 29 juillet 2026 la ministre de la Transition écologique de lui présenter de nouvelles mesures pour « accélérer » la mise en œuvre du plan national d’adaptation au changement climatique (PNACC). Un rapport avec plusieurs propositions sera remis d’ici au 30 septembre. En complément, mardi 15 septembre 2026, Sébastien Lecornu a saisi le Conseil économique social et environnemental (Cese) d’une mission de conseil sur le plan d’adaptation au changement climatique. 

En ce qui concerne l’agriculture, la sécheresse de cet été pousse les pouvoirs publics à revoir la manière de produire. Selon le cabinet de Monique Barbut, les premières pistes porteraient sur le stockage de l’eau ou encore la préservation des sols. Une réunion avec FranceAgriMer s’est tenue le 14 septembre. Globalement, les échanges auraient été « plutôt bons ». Les discussions auraient notamment porté sur l’évolution des pratiques permettant de limiter les phénomènes de ruissellement.

 Accompagner les agriculteurs 

Le ministère de la Transition écologique entend également travailler sur l’évolution des productions. L’objectif serait de raisonner ces changements à l’échelle des filières, afin que l’adaptation des cultures et des productions agricoles puisse être accompagnée par une évolution des débouchés et de l’aval. 

Le ministère de la Transition écologique pencherait également sur un accompagnement des exploitations agricoles, rapporte le ministère de la Transition écologique. L’idée serait de permettre aux agriculteurs de « mieux comprendre » les conséquences du changement climatique sur leurs terres. 

Cette approche doit compléter les mesures déjà prévues dans le PNACC, adopté en 2025. Le plan prévoit notamment de « développer les outils d’anticipation des aléas climatiques » ou de « poursuivre l’adaptation des formations de l’enseignement agricole aux enjeux de transition agroécologique ». 

Le financement, un autre chantier

Par ailleurs, la question des investissements nécessaires à l’adaptation au changement climatique constitue un volet important des travaux gouvernementaux. Le ministère de la Transition écologique cherche à identifier comment mobiliser davantage les financements existants et à intégrer davantage l’adaptation dans les dépenses publiques déjà prévues. Cette proposition ne serait qu’à ce stade une « piste » ou « une option ». 

« Des discussions sont encore en cours », a ajouté jeudi 17 septembre 2026 l'entourage de la ministre. De plus, le ministère réfléchit aussi à un financement via la Caisse des dépôts qui serait issu de l’épargne des Français. 

Monique Barbut entend présenter un plan de financement sur cinq ans, qu'elle a proposé de financer par un relèvement du plafond du Livret A, permettant en théorie de dégager quelque 10 milliards d'euros par an. 

Si le montant visé « peut être dégagé par les ressources existantes ou qui arrivent par la collecte actuelle sur les Livrets A et le livret de développement durable 19 et solidaire (LDDS), sur l'épargne réglementée, on n'a pas de raison de relever le plafond », a jugé le cabinet de la ministre. Dans le cas contraire, la question « se posera ». 

Pour le cabinet de Monique Barbut, une partie de l’enjeu économique consiste à intégrer systématiquement un « réflexe d’adaptation » dans les différentes dépenses publiques. 

Site LaFranceAgricole - Actualités 18/09/2026

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