Boulangers et fleuristes vont pouvoir ouvrir le 1er mai 2026 sans encourir de sanctions

Après avoir rencontré les représentants des professions concernées le 17 avril 2026, le Premier ministre a annoncé, dans un communiqué de presse, que les boulangeries-pâtisseries artisanales et les fleuristes pourront ouvrir et fare travailler leurs salariés le 1er mai 2026 sans risquer d’amende, à condition toutefois de respecter les règles fixées par la future loi.

Quelques jours après l’interruption de la procédure d’adoption de la proposition de loi visant à assouplir le travail du 1er mai, le Premier ministre, s’est engagé devant les organisations syndicales représentatives au niveau interprofessionnel à présenter, avant le 1er mai 2026, un projet de loi visant à autoriser l’ouverture le 1er mai des boulangers-pâtissiers artisanaux et des artisans fleuristes.

Dans un communiqué du 17 avril, il a ainsi présenté les grandes lignes de ce texte, qui n’entrerait en vigueur qu’à compter du 1er mai 2027, sous réserve de son adoption par le Parlement, et a donné des instructions pour le 1er mai 2026, afin de clarifier et sécuriser la situation des commerces concernés.

Ainsi, aux termes du communiqué, « le Gouvernement appelle toutes les parties prenantes au pragmatisme et à la modération pour permettre un fonctionnement apaisé des boulangeries-pâtisseries et des fleuristes artisanaux ce jour-là. Les services de l’Etat vont recevoir des instructions pour que les artisans de ces deux secteurs ne souffrent d’aucune conséquence d’une ouverture le 1er mai 2026 dans les règles fixées par la future loi ».

Les services du ministère du travail ont indiqué par la suite qu’« aucune instruction ne sera donnée à l’inspection du travail qui est un corps de contrôle dont l’indépendance est garantie par l’Organisation internationale du travail et est reconnue par le Conseil d’Etat et le Conseil constitutionnel. Le Gouvernement prendra néanmoins des instructions pour organiser des mesures administratives exceptionnelles en 2026 pour les artisans qui respecteront les conditions fixées par la future loi.

Ainsi, les artisans boulangers-pâtissiers et les fleuristes artisanaux pourront faire travailler leurs salariés sans craindre les conséquences d’une amende. Concrètement, en cas de contrôle de l’inspection du travail, aucune poursuite ne devrait être engagée à l’encontre des commerçants, si les conditions de volontariat et de rémunération doublée ce jour-là sont bien respectées. Dans l’entourage du ministre du Travail, on indique que la situation des professionnels concernés fera l’objet d’un examen au cas par cas.

Communiqué de presse du 17-4-2026 - L'@ctualité en ligne, www efl.fr 27/04/2026

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